Stéphane LORANT • Jeu de mots


Stéphane LORANT • Jeu de mots

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L’aphorisme, l’épigramme, la maxime, appelons la pensée à notre convenance, est par essence un délice de sobriété. Exprimer une opinion bien tranchée ne doit pas excéder cinq ou six mots. »

Né en 1968, écrivant, l’auteur du présent recueil propose ses traits moqueurs ou graves sur un site de dialogue en ligne.

– «Je ne sais si le mot aphoriste existe, lui écrit un critique. Non, il n’existe pas. Alors inventons-le pour vous !»

— «Dans l’ensemble belle facture, note une comédienne, j’aime bien le procédé du portrait chinois et le côté toile émeri...»

— «Bravo pour l’araignée au plafond et la fantaisie générale des aphorismes», adresse une «lectrice amusée».

— Mais, s’il s’agit d’une «distraction», hasarde l'éditeur, elle serait aux antipodes du divertissement dont nous sommes les esclaves, comme on sait ; et peut-être la toile de fils légers tisse-t-elle insensiblement un portrait, une satire des cérémoniaux futiles, si lourds, ainsi qu’un autoportrait de l’inquiétude d’écrire. — C’est l’origine du livre alerte que voici.

http://stephane.lorant.over-blog.com/

 

Quelques extraits

I,    3.    Prendre fait et cause pour la défense des livres, la jouissance, le rire. L’ensemble constitue une façon d’être.   

I, 104.    L’art pour l’art en écriture consiste à rédiger avec grand sérieux

                le rapport d’autopsie d’un homme mort de vieillesse.

I, 134.    Les étalages de livres vendus au poids dans les marchés sont à ce point désespérants

qu’ils me font fuir, à grandes enjambées.
I, 192 - Il s’aperçoit que l’écrivain moribond qui lui fait face est livide. Il pose le miroir.
I,    225.    Il est faux de dire que le mensonge ne mène nulle part. Il nous conduit là où la vérité ne va pas.

    I, 304.    Le fruit que je préfère est le fruit de mon imagination.

II, 1.    Mon dernier souffle : l’inspiration.
II, 19.    L’esprit de contradiction m’intéresse plus que toutes les autres formes d’esprit. Il me donne du fil à retordre.
II, 29.    Couper la parole est l’art tranchant de la contradiction.

II, 110.    Par principe, je ne suis d’accord avec personne.

II, 142.    Tous les matins, je pratique la même séance d’occultisme pour me donner du cœur à l’ouvrage.

                 Je prononce les paroles magiques : esprit es-tu là ? Pas de réponse.

II, 246.    Il lit dans le jeu de ses contradicteurs qu’ils n’en manquent pas.

III, 39.    Dans la vie il faut mettre son grain de sel, y compris dans les conversations qui ne nous regardent pas.
III, 50.    Il esquisse les contours d’une œuvre qu’il n’écrira pas, car il ne faut pas exagérer !

 III, 55.    Ce soir, la colère m’emporte. Je dors de rage à poings fermés pour je ne sais déjà plus quel motif 

                 tant et si bien que je serai incapable d’écrire quoi que ce soit demain !
III, 79.    Si « la vilenie fait le vilain », la littérature ne fait pas l’écrivain.
III, 96.    Il évite les bavardages comme d’autres fuient les embouteillages.
III, 99.    Pourquoi voudrais-je séduire le lecteur ? Il ne me dit rien.
III, 104.    Chercher les bons mots pour crier son désaccord parfait !
III, 130.    Il faut écrire au plus pressé.
III, 132.    L’écriture est une faim en soi.
III, 170.    Faire le tour de la question revient finalement à ne pas avancer.

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